Adapté de : « Le Sabre du Prophète : Un guide
de l'Islam politiquement incorrect »,
par Serge Trifkovic*.
Traduction de l'article « Islam's Other Victims : India »
paru dans « Front Page Magazine.com » du 18 novembre
2002
[...]
Avant les invasions musulmanes, l'Inde jouissait d'une des civilisations
les plus élaborées dans le monde. L'Hindustan du 10ème
siècle égalait ses contemporains de l'Est et de l'Ouest
dans les domaines de la philosophie, des mathématiques et des
sciences naturelles. Les mathématiciens indiens avaient découvert
le zéro, sans oublier l'algèbre et d'autres théories,
qui furent transmises plus tard au monde musulman auquel on en attribua
faussement le mérite. L'Inde médiévale, avant l'invasion
musulmane, était une culture richement imaginative, une des cinq
ou six civilisations les plus avancées de tous les temps. Ses
sculptures étaient vigoureuses et sensuelles, son architecture
richement ornée et envoûtante. Et tout ceci était
une réalisation purement autochtone et non, comme c'est le cas
de nombre des plus fameux hauts-lieux de la culture musulmane, des reliquats
de civilisations pré-islamistes dont les musulmans s'étaient
rendus maîtres.
Les envahisseurs musulmans commencèrent
leurs incursions au début du 8ème siècle, sous
le règne de Hajjaj, le gouverneur de l'actuel Irak. [...] En
712, sous le commandement de Mohammed Kasim, les auteurs des raids démolirent
les temples, brisèrent les sculptures, pillèrent les palais,
tuèrent un nombre incalculable d'hommes le massacre des
habitants de Debal se prolongea pendant trois jours et emmenèrent
les femmes et les enfants en esclavage, certains réservés
aux pratiques sexuelles. Après la vague de violence initiale,
Kasim tenta toutefois de rétablir la loi et l'ordre sur ces terres
nouvellement conquises, et à cette fin, il autorisa même
un certain degré de tolérance religieuse. Mais quand Hajjaj,
son maître, entendit parler de ces usages pleins d'humanité,
il objecta : « Il apparaît dans votre lettre que l'ensemble
des règles que vous avez promulguées pour le confort et
le bien-être de vos hommes est en parfait accord avec la loi religieuse.
Mais la manière d'accorder le pardon prescrite par la loi est
différente de celle que vous avez adoptée, puisque vous
accordez votre pardon à chacun, riche ou pauvre, sans faire aucune
distinction entre ami et ennemi. Le Grand Dieu dit dans le Coran [47.4]
: O Vrais Croyants,
quand vous rencontrez des incroyants, coupez-leur la tête.
Ce commandement du Grand Dieu est un commandement supérieur et
doit être respecté et suivi. Vous ne devez pas être
trop indulgent et montrer de la pitié, ceci pourrait anéantir
la portée de l'acte. Désormais, n'accordez de pardon à
aucun ennemi et n'en épargnez aucun, car si vous le faites, tous
vous considéreront comme un homme à l'âme faible. »
Dans une communication ultérieure,
Hajjaj répéta que tout homme valide devait être
tué, et que les fils et filles en bas âge devaient être
emprisonnés et retenus en otages. Kasim obéit, et en arrivant
à la ville de Brahminabad, il massacra entre 6 000 et 16 000
hommes.
La portée de ces événements
ne se limite pas seulement à l'horreur qu'inspire le nombre de
personnes massacrées, mais étend sa signification au fait
que les auteurs de ces massacres n'étaient pas les soudards d'une
armée désobéissant aux enseignements éthiques
de leur religion, comme l'étaient les croisés européens
en Terre Sainte, mais bien qu'ils faisaient exactement ce que leur religion
enseignait. (On peut noter que le Christianisme a évolué
et ne prêche plus les croisades, ce qui n'est pas le cas de l'Islam.
Il est abondamment prouvé que la jihad a été prêchée
depuis les centres officiels de l'Islam et non pas seulement par des
groupes marginaux d'extrémistes fanatiques.)
Les exploits de Kasim le précurseur
se poursuivirent au début du 11ème siècle, quand
Mahmoud de Ghazni « traversa l'Inde comme une tornade, détruisant,
pillant et massacrant », appliquant avec zèle l'injonction
coranique qui demande la mort des idolâtres qu'il avait juré
de châtier chaque jour de sa vie.
Au cours des dix-sept vagues successives
de cette invasion, du propre aveu de l'érudit Alberuni que Mahmoud
avait emmené en Inde, « Mahmoud ruina complètement
la prospérité du pays, et accomplit de merveilleux exploits,
dignes de figurer dans la mémoire du peuple, telle une ancienne
légende, réduisant les hindous en atomes de poussière
éparpillés dans toutes les directions. Les restes dispersés
[de cette population] nourrirent de ce fait, une aversion invétérée
à l'encontre des musulmans. »
Doit-on s'en étonner ? À ce jour, les citoyens de Bombay,
New Delhi, Calcutta et Bangalore vivent dans la crainte du Pakistan,
pays politiquement instable et détenteur de l'arme nucléaire,
qui contrairement à l'Inde (mais comme tout pays musulman), n'a
pas réussi à maintenir la démocratie depuis l'indépendance.
Mathura, la ville sainte du dieu Krishna,
fut la victime suivante :
« Au milieu de la ville se
trouvait un temple plus grand et plus finement ouvragé que tout
le reste, impossible à décrire par un texte ou une peinture. »
Le sultan Mahmoud pensait qu'il avait fallu plus de 200 ans pour le
construire. Les idoles, parmi lesquelles « cinq statues d'or
rouge de cinq mètres de haut » avaient les yeux sertis
de pierres précieuses inestimables. « Le sultan donna
l'ordre de brûler tous les temples par le naphte et le feu, et
de les raser jusqu'au niveau du sol. »
Conséquences de cette invasion,
dans les antiques cités de Vanarasi (Bénarès),
Mathura, Ujjain, Maheswar, Jwalamukhi et Dwaraka, pas un seul temple
intact ou complet ne subsistait. C'est comme une armée qui marcherait
sur Paris, Rome, Florence et Oxford et qui annihilerait tous ces trésors
architecturaux. Il s'agit d'un acte qui dépasse le nihilisme
; un négativisme absolu, une haine de la culture et de la civilisation.
Dans son livre « Histoire de
la Civilisation », le célèbre historien Will
Durant s'affligeait des conséquences de ce qu'il nommait « probablement
l'épisode le plus sanglant de l'Histoire ». Il considérait
cette invasion comme « une histoire décourageante,
puisque l'évidente morale qui s'en dégage nous assène
que la civilisation est un bien précieux, dont la liberté
et l'ordonnancement délicat et complexe peuvent à tout
moment être balayés par des barbares déferlant de
l'extérieur et se multipliant de l'intérieur ».
Les envahisseurs musulmans « détruisirent
et brûlèrent tout ce qu'ils rencontrèrent de beau
dans l'Hindustan », affichant le ressentiment de guerriers
sous-développés, intimidés par la confrontation
avec « une culture plus raffinée », comme
le souligne un commentateur indien. « Les sultans musulmans
construisirent des mosquées sur l'emplacement des temples détruits,
et de nombreux hindous furent vendus comme esclaves. Ils étaient
des kafirs, des païens par excellence. À la différence
des chrétiens et des juifs, ils n'étaient pas des peuples
"du Livre", et ils furent les victimes toutes désignées
les pacifiques bouddhistes également mais dans une moindre
mesure de l'injonction de Mahomet contre les païens : "Tuez
ceux qui rejoignent d'autres dieux que Dieu, où que vous puissiez
les découvrir." (Non pas que le fait d'être "du
Livre" ait beaucoup aidé les juifs et les chrétiens
contre d'autres agressions musulmanes, mais ceci est une autre histoire.)
Depuis cette époque, les abords
montagneux du Nord-Ouest de l'Inde se nomment Hindu Kush, « le
massacre des hindous » en souvenir du temps où les
esclaves hindous du sous-continent mouraient dans les rudes montagnes
d'Afghanistan sur le chemin de la déportation vers les cours
musulmanes d'Asie centrale. La boucherie de Somnath, sur le site d'un
temple hindou célèbre, où 50 000 hindous furent
tués sur l'ordre de Mahmoud, a donné le ton pour des siècles.
Les paisibles bouddhistes furent les victimes
suivantes à être désignées pour les massacres
de masse en 1193, quand Mohammed Khilji incendia également leur
célèbre bibliothèque. À la fin du 12ème
siècle, après la conquête musulmane de leur bastion
du Bihar, ils perdirent toute présence significative en Inde.
Les survivants se retirèrent au Népal ou au Tibet ou s'échappèrent
vers le Sud du sous-continent. Les restes de leur culture s'éparpillèrent
dans des contrées aussi lointaines que le Turkestan. À
la merci des conquérants musulmans et de leurs héritiers,
ces témoignages furent systématiquement anéantis,
comme le furent, de nos jours encore, les quatre statues géantes
des Bouddhas d'Afghanistan en mars 2001.
Le fait qu'une disposition à la
culture et une sensibilité développée puissent
aller de pair avec la bigoterie et la cruauté trouva son illustration
avec Firuz Shah, qui gouverna le Nord de l'Inde à partir de 1351.
Ce chef musulman tyrannique, bien qu'éduqué, surprit un
jour une célébration hindoue dans un village, et ordonna
que toutes les personnes présentes soient exécutées.
Il raconta fièrement qu'après avoir perpétré
le massacre, il détruisit les temples et fit ériger des
mosquées à leur place.
L'empereur Moghol Akbar a laissé
le souvenir d'un monarque tolérant, du moins selon les standards
musulmans en Inde : au cours de son long règne (1542-1605), on
ne peut porter à son actif qu'un seul massacre, quand, le 24
février 1568, il ordonna la mise à mort de près
de 30 000 prisonniers rajpoutes après la bataille de Chitod.
Mais si Akbar accepta les autres religions et toléra la célébration
publique de leurs cultes, s'il abolit l'impôt sur les non-musulmans,
son intérêt pour les croyances différentes ne reflétait
pas un quelconque esprit de tolérance musulman. Bien au contraire,
cette attitude indiquait une propension à la libre-pensée
dans le domaine religieux qui l'amena finalement à une apostasie
complète. Ses plus hautes actions consistèrent en une
déclaration formelle de son infaillibilité en matière
religieuse, sa promulgation d'un nouveau credo et son adoption des fêtes
et pratiques hindoues et zoroastriennes. C'est un modèle dans
l'histoire musulmane que l'on ressasse encore et toujours, y compris
à l'heure actuelle : pour peu que l'on découvre un musulman
raisonnable, éclairé et tolérant, un examen plus
minutieux laisse apparaître qu'il s'agit de quelqu'un qui a commencé
par être musulman, et qui progressivement s'est éloigné
de l'orthodoxie de cette foi. En d'autres termes : les meilleurs musulmans
sont souvent les moins musulmans (un théorème qui ne semble
pas s'appliquer aux autres religions.)
Les choses reprirent un cours normal avec
Shah Jahan (1593-1666), un petit-fils d'Akbar le Grand et le cinquième
empereur Moghol. La plupart des occidentaux se souviennent de lui comme
le commanditaire du Taj Mahal, mais n'ont aucune idée de la cruauté
de ce roi qui engagea quarante-huit campagnes militaires contre les
non-musulmans en moins de trente ans. Sur le modèle de ses coreligionnaires
ottomans, à l'occasion de son couronnement, il tua tous les membres
mâles de sa famille sauf un qui réussit à s'enfuir
en Perse. Shah Jahan avait 5 000 concubines dans son harem, ce qui ne
l'empêchait pas d'entretenir des rapports incestueux avec deux
de ses filles, Chamani et Jahanara. Au cours de son règne, rien
qu'à Bénarès, 76 temples hindous furent détruits,
ainsi que des églises chrétiennes à Agra et Lahore.
À la fin du siège de Hugh (une enclave portugaise près
de Calcutta) qui dura trois mois, dix mille habitants furent « déchiquetés
par la poudre, étouffés par noyade ou brûlés. »
Quatre mille captifs furent emmenés à Agra où on
leur offrit de choisir entre l'Islam ou la mort. La plupart refusèrent
de se convertir et furent tués, à l'exception des jeunes
femmes qui rejoignirent des harems.
Ces massacres perpétrés
par les musulmans en Inde n'ont pas de parallèle dans l'histoire.
En valeur absolue, ils sont plus importants que l'holocauste des juifs,
la Terreur soviétique, les massacres japonais sur les Chinois
pendant la seconde guerre mondiale, les dévastations de Mao contre
la paysannerie chinoise, le génocide des Arméniens par
les Turcs, ou que tout autre de ces fameux crimes contre l'humanité
du 20ème siècle. Hélas, ils restent pratiquement
ignorés à l'extérieur de l'Inde.
Plusieurs raisons expliquent ce fait.
À l'époque où ils dirigeaient l'Inde, les Britanniques,
fidèles à leur politique du « diviser pour
régner », blanchirent les archives musulmanes pour
que les membres de cette communauté puissent contrebalancer politiquement
le poids de leurs administrés hindous plus nombreux. Dans la
période de la lutte pour l'indépendance, Gandhi et Nehru
minimisèrent l'étendue historique des atrocités
afin de présenter la façade d'une unité hindou-musulmane
contre les Britanniques. (Bien entendu, cette façade s'évanouit
immédiatement après l'indépendance, et plusieurs
millions de personnes furent tuées dans les violences religieuses
qui accompagnèrent la partition de l'Inde britannique et la création
du Pakistan.) Après l'indépendance, les écrivains
indiens marxistes, aveuglés par leur idéologie, supprimèrent
la vérité des registres musulmans, parce qu'elle ne correspondait
pas à la théorie marxiste de l'histoire. Aujourd'hui,
l'équivalent indien de la mode du « politiquement
correct » passe sous silence les crimes des musulmans qui
sont devenus une « minorité opprimée »
dans une Inde majoritairement hindoue. Enfin, les intellectuels de gauche
du pays ne cessent de blâmer l'Inde et haïssent leur propre
civilisation hindoue, de la même manière que leurs congénères
de Berkeley condamnent sans relâche les États-Unis et l'Occident.
À la différence de l'Allemagne
qui a présenté des excuses à ses victimes juives
et de l'Europe de l'Est, contrairement au Japon qui a au moins su se
tenir depuis la seconde guerre mondiale, et même comparé
aux États-Unis qui sont allés jusqu'au paroxysme de la
culpabilisation pour les actes commis à l'encontre d'un nombre
bien plus réduit d'Amérindiens, les agresseurs musulmans
de l'Inde et leurs successeurs n'ont même jamais cessé
leurs tentatives pour finir le travail qu'ils avaient commencé.
À ce jour, les militants islamistes considèrent encore
l'Inde comme « une affaire non réglée »,
et le problème est inscrit tout en haut de l'agenda de certains
pays musulmans enrichis par leur pétrole, comme l'Arabie Saoudite,
qui dépensent des millions chaque année pour tenter de
convertir les hindous à l'Islam.
Une petite satisfaction nous est laissée
: ils trouvent que cela avance plutôt lentement.
Robert Locke
(* Serge Trifkovic a obtenu son
Doctorat de Philosophie à l'Université de Southampton
en Angleterre, et a poursuivi ses recherches à l'Institut Hoover
de Stanford. Ses antécédents journalistiques comprennent
: « BBC World Service », « Voice of
America », « CNN International », « MSNBC »,
« U.S. News and World Report », « The
Washington Times », « The Philadelphia Inquirer »,
« The Times of London », et le « Cleveland
Plain Dealer ». Il est rédacteur en chef du service
étranger et chroniqueur à : « A Magazine of
American Culture ». Cet article a été adapté
par Robert Locke pour« Front Page Magazine ».)