
GODHRA
Rapport
du Conseil des Affaires Internationales et
des Droits de l'Homme
« Les fondamentalistes avaient planifié de brûler
entièrement
le train à Godhra »
D'après l'article « Ultras
had planned to burn entire train at Godhra, says report »
UNI
paru dans « The
New Indian Express » le mercredi 29 mai 2002
Un rapport du Conseil des Affaires Internationales
et des Droits des Hommes (Council for International Affairs and Human
Rights), avec à sa tête D.S. Tewatia, ancien Responsable
de la Haute Cour de Justice de Calcutta, écarte quelques mythes
inventés par les médias indiens de langue anglaise et
accuse ces derniers de « faire des gros titres avec des informations
non confirmées ».
L'enfer du train de
Godhra (au Gujarat) le 27 février un train dans lequel
58 personnes sont mortes brûlées a été
organisé par des terroristes qui avaient prévu de faire
brûler l'intégralité du train avec à son
bord plus de 2 000 passagers, voilà ce que nous apprend ce récent
rapport.
« C'est une action terroriste planifiée
qui a échoué partiellement. Les auteurs de cet attentat
ont reçu l'aide d'éléments jihadis ayant leur base
à Godhra [
] Ce fut un acte de terrorisme international
qui visait à transformer le pays en un horrible chaudron de conflits
intercommunautaires ».
La commission d'enquête, après
avoir entendu environ 500 survivants des affrontements internes au Gujarat,
des témoins visuels, le Gouverneur et le Premier ministre [BJP]
de l'État du Gujarat, Narendra Modi, met en exergue le fait que
le carnage de Godhra a été orchestré à l'avance.
« Il n'y a pas eu de querelles ou
d'agressions physiques entre les passagers hindous et musulmans du train.
Il n'y a pas eu non plus de rixes entre les marchands ambulants et les
pèlerins sur le quai de la gare de Godhra. Les émeutiers
voulaient en fait massacrer tous les pèlerins voyageant dans
le Sabarmati Express ».
Plus précisément, le rapport
établit que le système de lutte anti-incendie de Godhra
a été saboté et son arrivée sur les lieux
retardée délibérément par la foule «
encouragée publiquement par un conseiller municipal local membre
du Congrès ».
Le rapport établit que l'armée
a été réquisitionnée et déployée
sans délai, contredisant ainsi les accusations sur ce point à
l'encontre de Monsieur Narendra Modi.
« [
] La police a été
plus d'une fois débordée par d'énormes groupes
d'émeutiers qui avaient plus d'armes que les hommes en uniforme
».
Alors que le rapport critique l'administration
et la police de n'avoir pas su mettre en uvre « rapidement
des mesures adaptées » sachant que des hommes armés
attaquaient le train, le rapport absout la police de tout parti pris
communautaire. « Mis à part quelques rares exceptions,
l'action de la police n'était pas orientée contre une
communauté en particulier
Mais elle hésita à
utiliser la force contre les assaillants et ne fit aucune tentative
pour arrêter les leaders de la bande ».
[
]
Le rapport fustige les médias nationaux,
électroniques ou imprimés, « qui font leurs
gros titres avec des informations non confirmées »
qui accroissent « le fossé psycho-logique »
entre hindous et musulmans.
« En propageant des demi-vérités
et des mensonges, les médias ont grandement contribué
à fausser l'image du pays dans le monde. La crédibilité
actuelle des médias au Gujarat est dangereusement proche du niveau
zéro. Bien que leur discours ait été objectif et
basé sur des faits réels, les médias gujarati ont
eu tendance à trop braquer les feux de l'actualité sur
les détails atroces des ces incidents sanglants faisant ainsi
monter d'un cran les tensions intercommunautaires ».
La commission d'enquête souligne
que les violences du Gujarat ont été exploitées
à des fins politiques par différents partis au lieu d'être
considérée comme une tragédie humaine.
Le plus dommageable est que ces violences
communautaires au Gujarat on terni l'image du pays sur la scène
internationale. « Les pays occidentaux, jaloux de la montée
en puissance de l'Inde, ont profité des émeutes pour s'ingérer
dans nos affaires intérieures
mais la classe dirigeante
s'obstine à fermer les yeux sur les signes menaçants ».
