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VISITE DU PRÉSIDENT HU JINTAO EN INDE
(Traduit de langlais par Olivier Danino)
Il faut dire quà lexception de la famille dun chirurgien inconnu qui avait rejoint larmée de Mao, M. Hu a eu très peu de rapports avec le peuple indien. Même les 13 accords et les protocoles dentente signés au cours de cette visite détat nont rien apporté de très nouveau ou intéressant. La plupart dentre eux visent à un resserrement des relations économiques (comme, par exemple, louverture de consulats généraux à Guangzhou et Calcutta, le contrôle du minerai de fer, une meilleure coopération dans les domaines de lagriculture, léducation ou la gestion des forêts, lamélioration des mécanismes dinvestissement, une collaboration rapprochée entre lInstitut Archéologique de lInde et son homologue chinois). Dans un registre plus amusant, il y a le protocole dentente entre lInstitut Indien dAdministration Publique et lÉcole du Comité Central du Parti Communiste Chinois (dont Hu fut le directeur). Il déclare quil est le « reflet du désir des institutions dadministration publique des deux pays de mieux comprendre les systèmes de gouvernance de chacun et de promouvoir la coopération et léchange dexpérience. » Bravo ! Les Indiens (peut-être quelques communistes indiens) pourront ainsi mieux comprendre le fonctionnement dun régime totalitaire. Les 48 articles des déclarations communes sont sur la même ligne. Pratiquement, tous les sujets à controverse ont été soigneusement mis de côté, si ce nest que le gouvernement indien a inutilement répété quil « nautorise pas les Tibétains à sengager dans des activités politiques anti-chinoises sur le sol indien ». Sinon cest lengagement dans le domaine économique qui reste la priorité, avec un nouvel objectif : augmenter le commerce bilatéral à 40 milliards de dollars dici 2010, ce qui est bien peu comparé aux 200 milliards de dollars prévus pour le commerce avec les pays de lASEAN (Association des nations du Sud-Est asiatique). Mais il ny a eu aucune discussion (si lon sen fie à la déclaration commune) sur les questions plus controversées, notamment celles, épineuses, du tracé des frontières et des territoires occupés par la Chine depuis la guerre de 1962. Claude Arpi
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