Éditions
du Rocher Collection « Terres étrangères
»
Traduit de l'anglais (Inde) par Patrice
Ghirardi
« Une histoire grandiose
et tragique. »
Pearl S. Buck
Le
10 mai 1857, à Meerut, dans l'Inde du Nord, les « cipayes »,
ou soldats indiens servant dans l'armée de la Compagnie anglaise
des Indes orientales, se mutinent contre leur commandement britannique.
Suivant leur exemple, d'autres régiments se soulèvent.
La révolte se répand, embrasant la partie centrale et
orientale du nord de l'Inde, gagnant des villes importantes comme Delhi,
Lucknow et Kanpur.
Spoliés de leur héritage,
chassés de leurs fiefs ancestraux par les Britanniques, un certain
nombre de princes indiens se joignent à la rébellion.
Parmi ceux-ci, Nana Sahib, fils adoptif du dernier des peshwa, les anciens
souverains de la Confédération marathe. Avec son amie
d'enfance, Mani, devenue la reine de Jhansi, et son maître d'armes,
Tantya Topi, il prend la tête de la révolte.
Homme pondéré, diplomate
et humain, le prince Nana Sahib pense pouvoir empêcher un bain
de sang. Mais c'est sans compter la répression féroce
des Britanniques, les divisions entre hindous et musulmans dans son
propre camp, la marche de l'Histoire, enfin, qui va faire de lui le
« Diable » honni par la Couronne.
En exil, Nana Sahib composera ses mémoires.
C'est du moins ce qu'a imaginé Manohar Malgonkar pour écrire
ce récit fictif à la première personne, riche,
foisonnant et émouvant, qui se veut un témoignage fidèle
de la première révolte indienne contre l'occupation britannique.